Le Salar de Uyuni

L’escursion

Bien entendu, on avait entendu parler du Salar de Uyuni. Par contre, on ne sait jamais à quoi s’attendre vraiment. Et puis, je n’ai jamais envie de me spoiler les paysages, du coup, je ne regarde aucun blog qui montre le voyage. Ici, nous partons pour 3 jours de désert sans savoir trop ce qui nous attend et ça, on adore.

On a rendez vous à 10 heures pour partir. On part en 4/4 avec un couple Franco-Mexicain, une Suisse et une Australienne. Le premier arrêt est un cimetière de trains. C’est rigolo, mais je suis tellement impatiente de voir le Salar que je ne lui accorde pas tant d’importance. Ah si, il y a un tag sur un train qui m’impressionne, après ce que je vois surtout, ce sont des dizaines de touristes qui font des millions de photos. Grimpant sur les trains tel des chimpanzés, et hop : première chute ! On observe tous les gens en train de poser avec un sourire un peu moqueur. C’est reparti, cette fois, on part pour le Salar, le vrai, et on va y passer la journée entière.

 

Desert de sel

On y arrive, on roule sur du sel. Un désert de sel, c’est stupéfiant. Il y a des trous d’eau, on a l’impression que l’eau bout dans ces trous. Elles remontent de loin, il y a plus de 8 km de sel sous nos pieds. On mange ensuite dans une cantine en sel, eh oui, c’est le thème du jour !

Le sel mélangé à du plâtre crée autant de sculptures souhaitées !
On part ensuite pour faire les fameuses photos avec la perspective. Tout le monde a des idées précises sur le rendu souhaité, bonnet, chaussure, dinosaure, tout est bon pour faire mille photos. Moi, j’en ai rien à faire des photos. Je m’assieds à l’écart et je me rends compte de l’endroit où je suis et je réalise la chance que j’ai. Je fais des photos du sol qui m’épate avec toutes ces alvéoles naturelles qui ressortent. Pour tout vous dire, j’adore les écraser, je sais, c’est pas bien. Mais tellement étonnant d’entendre le sel craquer sous les chaussures.

La chance

Une fois debout, je me rends compte de la bonne idée que j’avais eu de m’assoir. J’ai le cul amidonné par le sel. Mais tant pis, j’ai un souvenir ! Je prends du sel et on part sur une île. L’île au cactus. Ah bon? Eh bien, j’ai envie d’habiter sur cette île, c’est un gros coup de cœur. Des cactus partout, dans cette île au milieu du désert. On peut y monter. C’est parti pour une balade au milieu des cactus. C’est dingue, je m’arrête toutes les 5 minutes, tellement le paysage est magique.

Les fleurs de cactus sont juste folles, on aperçoit un lapin. Enfin les lapins du désert, ce sont des croisements entre un rat et un chat, c’est tellement étrange. Encore une découverte. On profite ensuite du coucher de soleil avec un vent à décoiffer Bonnie Tyler. Encore une fois, c’est magnifique.

On part ensuite direction notre hôtel de sel en plein milieu d’un minuscule village. Une nuit étoilée de folie, deux étoiles filantes plus tard, on part se coucher. On nous avait dit qu’il ferait très froid, effectivement dehors ça caille pas mal. Par contre, à l’intérieur, c’est vraiment agréable. On dort comme des bébés et on se réveille plus motivés que jamais pour la deuxième journée, départ 7h30.

Journée lagune

La deuxième journée commence avec la découverte de pierres et volcans qui entourent le désert. Fini le désert de sel, on passe sur un désert plus commun mais tout aussi surprenant. On aperçoit des volcans appartenant au Chili, et un volcan bolivio-chilien, c’est dingue. Et c’est beau.
Quelques uns d’entre nous mangent des sandwichs d’alpaga, et nous repartons. Cette fois, on découvre une lagune. Et en Bolivie, qui dit lagune, dit flamant rose. On ne peut pas s’approcher trop près. L’herbe qui se trouve tout autour de la lagune est une protection. On ne marche donc pas dessus. Mais les photos ne donnent rien à ce moment là, c’est tellement beau en vrai.

C’est reparti pour une autre laguna, plus grande apparemment. Effectivement, on ne m’avait pas menti, la lagune est super grande. Il a des dizaines et des dizaines de flamants, c’est juste magnifique. Ça sent un peu le soufre parce que du soufre se trouve dans la lagune. Mais ça ne gâche rien au paysage.

On n’en revient pas. On mange dehors, face à la lagune, on hallucine en fait. Les Américaines n’arrêtent pas de nous dire : « C’est le plus beau jour de ma vie ». Après avoir mangé devant ce magnifique spectacle, c’est reparti pour un tour. En avant pour découvrir l’arbre de pierre. Une immense pierre creusée naturellement par le vent qui donne une sculpture.

Le temps de animaux

Le guide nous explique que cette pierre est éphémère. En effet, comme elle s’est formée comme ça, elle va continuer de se sculpter et risque de tomber. Le vent est fort, on est à 4500 mètres d’altitude, il fait froid, mais les paysages sont tellement beaux. On repart en 4/4 recouvert du sable dû à la tempête.

Nous croisons un renard, le 4/4 s’arrête, il s’arrête aussi et s’assoit. On dirait qu’il pose. On enchaîne avec les lapins, rats, chats et maîtres de Tai Chi ! Leur petite moustache les fait ressembler au Maître dans Kung-fu Panda. S’en suit ensuite la découverte de la lagune colorada cette fois, rouge, camaïeu de bleu et flamants  roses. On est ébahi devant ce décor que nous offre la nature. On part dormir à 4300 mètres d’altitude. Il fait très froid. On ne tarde pas à se doucher, manger et se coucher. Le réveil est à 3H30 le lendemain.

Troisième jour

A 4h à 4300 m, il fait -3 degrés. On part découvrir des geysers. Cette fumée sortant du sol est dingue. La chaleur qui en sort l’est tout autant. Le soleil se lève tranquillement. Nous avons maintenant possibilité de nous baigner dans des sources d’eau chaude. Il fait maintenant 0 degré. Je laisse ma place aux autres. On repart ensuite pour la dernière lagune, la lagune verte.

C’est là qu’on se sépare avec les touristes qui vont au Chili et nous qui repartons vers Uyuni. 7 heures de route au milieu du désert nous attendent avant de rentrer à Uyuni. On n’arrive même pas à dormir dans la voiture tellement le paysage nous offre encore de beauté. On repense à tout ce qu’on a vécu, on rit avec notre guide, on partage de la musique. Uyuni, c’était 3 jours hors du temps.

 

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