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Et si voyager, c’était perdre sa zone de confort ?

Les difficultés du voyage

Très peu d’articles parlent vraiment de moi. Et bien celui-là, ce sera le cas. Parce que voyager, c’est arriver à ressentir de toutes nouvelles choses, mais ça peut aussi être super inconfortable. Je trouve ça important de noter tous les points du voyage. C’est beau de voir des blogueuses mettre toujours de superbes photos ou de super commentaires sur chaque ville. Or, parfois elles ne sont restées qu’une journée dans la ville, et d’autres fois leur hôtel coûte 80 euros la nuit. Est-ce vraiment la réalité ? On en parle ?

Je ne suis pas là pour critiquer, seulement pour dire ce que je ressens vraiment. Alors oui, peut-être que je suis une hyper sensible, mais tant pis. Peut-être que d’autres hyper sensibles se retrouveront aussi dans mes paroles…

La perte de la zone de confort

Que l’on ait confiance en soi ou pas, la zone de confort est un cocon dans lequel on se sent bien. Tant dans les habitudes que dans la petite routine, tout va bien. Même si le mot « routine » peut en effrayer plus d’un, quand on dort chaque nuit dans le même lit, c’est une forme de routine.

J’avais des appréhensions avant de partir, mais c’était plus par peur de l’inconnu. Comme je suis pour la pensée positive en toute situation, je ne me laisse pas dépasser. Néanmoins, lorsque le voyage commence, on doit se rendre à l’évidence : c’est un voyage de découverte de pays, mais aussi de découverte de soi-même.

C’est prendre des risques sans trop en prendre, vaincre sa timidité pour réussir à parler à tant d’inconnus, se remettre en question en permanence, c’est vivre le moment présent, et c’est surtout un lâcher prise. S’autoriser à être heureux.

Le contraire de la procrastination

Quand on vit dans une ville, que l’on a son appartement, son travail, ses amis, sa famille, tout est tellement simple et tout est tellement beau. Et bien, voyager, c’est le contraire de tout ça. Bien que cela reste beau, ce n’est pas simple.

Nous avons décidé de rester à peu près un mois par pays, et une semaine par ville. Je pense que sinon, on ne peut pas vraiment visiter. Or, cette méthode est très bien pour voir les choses, mais beaucoup moins pour le confort personnel. C’est s’habituer à un endroit pendant une semaine et refaire son sac pour partir, et ça, chaque semaine, chaque 3 jours.. On sait ce que l’on quitte sans jamais savoir ce que l’on va rencontrer. Il ne faut pas avoir peur du changement, mais là, le changement est constant.

On a juste le temps de s’acclimater à un lieu, qu’il est déjà temps de repartir. Alors c’est affronter toutes ses peurs en permanence. C’est un développement personnel en même temps, ne jamais rester dans sa zone de confort.

Aller de l’avant

Je pense que c’est ça, aller de l’avant, parce que chaque semaine on part un peu plus loin. Alors on va de l’avant, on ne sait pas si la prochaine destination va être inconfortable ou bénéfique. C’est changer de vie chaque semaine.

Pour certaines personnes, cela peut être un jeu d’enfant, pour moi ça ne l’est pas. Très proche de mon entourage, je joue avec l’inconfort ici. Je suis sur une planche qui peut glisser d’un côté ou de l’autre. Pour l’instant, j’arrive à vaincre mes peurs et à m’épanouir pendant ce voyage. Mais c’est aussi parce que je ne laisse jamais une pensée négative prendre le dessus.

Avoir confiance

Chaque ville est une nouvelle aventure. Je me bats pour que la timidité ne me dévore pas. C’est normal d’avoir peur, d’avoir de l’appréhension, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Le tout est de surmonter ce sentiment pour Oser. Imaginez-vous changer de maison chaque semaine ? Arriver dans un hôtel, auberge de jeunesse, Airbnb inconnu ? Ce qui est bien, ce que l’on découvre de tout, du coup on apprend à apprécier les moindres petites choses après.

Le regard des autres aussi est très compliqué. On travaille tous les matins, et on visite l’après-midi. On ne se fait pas 8 mois de vacances. C’est difficile à faire comprendre parfois. Mais c’est notre vie pendant notre voyage. On met notre relation amoureuse en péril car on est tous les deux, tout le temps. Mes proches me manquent énormément. Mais, c’est le prix à payer pour découvrir toutes les belles choses qu’on vit.

Relativiser

Je n’apprécierais que d’avantage mon retour en France. J’aurais peut-être pris un tout petit peu confiance en moi. Parce que les rencontres ici sont intenses et fortes. On sait que l’on se rencontre pour peu de temps. On se livre avec plus de facilité. Alors ça matche, c’est le coup de cœur, ça matche pas, tant pis !

Toute cette perte de zone de confort, c’est relever des défis permanents. Pour rien au monde, je ne voudrais passer à côté de ce qu’on est en train de vivre. Je pense qu’on apprend à se connaître chaque jour. On vit des choses merveilleuses. Mais parfois, la solitude prend le dessus, sans doute causée par la perte de repaires. Il ne faut pas se laisser envahir. C’est beau ce qu’on vit. On a de la chance.

 

Cet article a 5 commentaires

  1. Ce n est pas beau c est merveilleux! La chance vous l avez provoquée..😍

  2. Photos superbes qui donnent envie….je comprend ce que tu dis, Margot, quand tu parles de “confort”. Je ne sais pas si je serais capable de faire ce que vous faites ( peut-être avec quelqu’un ?) mais je t’envie d’avoir pu le faire et je me régale pour toi !!!
    Tu vas revenir avec des images plein la tête et , dans le cœur, tous ces gens que tu auras appréciés… quelle richesse !
    Bonne continuation et plein plein de bisous Tata Kiki

  3. Merci ma tata, des bisous et de l’amour !

  4. Ma Margot,
    Je viens de lire ce bel article et je veux te dire que c’est vraiment super ta zone d’inconfort ! parce qu’avant tout c’est comme ça que tu vas réellement te connaître parce que tu vas devoir opérer des choix, prendre des décisions rapidement …Profite justement de ces moments qui te semblent raccourcis pour lever des barrières et rencontrer les gens justement parce que tu n’as pas le temps matériel de tourner autour ! Ouvre tous tes sens à la rencontre ma belle, tu sais très bien faire ça !
    A moi tu me manques énormément ma douce amie mais quand je me laisse aller à ce sentiment, je me rattrappe en me disant qu’un jour je vais avoir l’immense bonheur de te serrer à nouveau dans mes bras, alors en attendant haut les coeurs ma Margotte le monde va avoir la chance de te rencontrer ! des tonnes d’amour pour toi Marie Debens

  5. Des photos magnifiques mais tes paroles le sont presque encore plus.
    On essaie de comprendre et de s’imaginer tout ce que tu ressens, toi mon petit bout d’amour à l’autre bout du monde. Il est sûr que tu rougiras peut-être un peu moins facilement à ton retour mais c’est pas une nouvelle femme que j’aurai en face de moi… juste une femme plus mûre, plus forte et plus sûre d’elle!
    Les voyages nous font grandir et c’est en se faisant violence et en quittant cette zone de confort comme tu dis, qu’on affronte plus facilement la vie tout simplement, et qu’elle fait moins peur, j’imagine !
    Mais une chose (que je devine à travers tout ces mots) me rassure : c’est que ton âme d’enfant est toujours là, et je te reconnais : c’est bien toi derrière ce blog touchant, à ton image !!
    Tu me manques, je pense souvent à vous et il me tarde que tu reviennes nous raconter tout ce que vous traversez, les épreuves, les cultures, les galères, les bons moments, les rencontres, les animaux, les touristas (oups), les découvertes…
    PS: pas plus d’un tatouage durant ces 8 mois c’est bien compris ?

    Ta lolotte qui t’aime très fort et qui te fais un bisous aussi énorme que la distance qui nous sépare (my god ce bisous va t’étouffer)

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