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Dictionnaire de la couture : suite !

Dictionnaire de la couture : la suite !

Il y a plein de subtilités en couture, des mots cachés, c’est tout l’univers de la couture qui est complexe et c’est ce qui le rend super intéressant ! La couture nous réserve bien des surprises et les mots font partie du jeu.

La couture

Quand on fait une couture, il y a toujours la marge de couture qui dépasse.
Marge de couture ou valeur de couture : le 1 cm que l’on rajoute tout autour du patron pour pouvoir coudre. Les marges de couture sont incluses dans le patronage.

Couture ouverte : la marge de couture peut s’ouvrir en deux, on écrase la couture au fer pour qu’elle soit ouverte.

Couture couchée : comme son nom l’indique, on couche la couture pour qu’elle ne soit que d’un côté.

Surpiqûres : les surpiqûres servent à écraser aussi la couture et à la renforcer.

Coulissage : c’est quand on coud minimum 3 bords d’affilée. C’est avant de retourner, ça peut être pour une pochette, une housse de coussin, trousse, etc.

Couture anglaise : la couture anglaise est la meilleure solution pour toutes les filles qui n’ont pas de surjeteuse. On coud d’abord envers contre envers, à 0,4 mm puis on ouvre la couture, et puis on coud endroit contre endroit, à 0,6 mm.

Moduler le tissu

Le tissu, c’est comme de la pâte à modeler, on peut en faire ce qu’on veut. Le tout est de le manipuler avec amour et autorité, c’est comme ça qu’il nous obéira !

Moulage : on prend un carré de tissu, et on forme son patron directement sur son mannequin. On manipule le tissu avec des épingles de façon à faire naître la forme que nous attendons.

Fronce : on détend la pression de sa machine à coudre, on met un grand point, et on tire sur le fil. Cela crée des fronces, c’est tout joli mais chiant à répartir.

Pli : on plie son tissu de façon à former des plis, le mieux est de cranter les plis avant de façon à les former plus facilement. On les préforme au fer à repasser et puis on les coud !

Tuyau : ce sont les plis du 17e siècle, ce sont des fronces faites à la main, c’est très beau mais très long à faire.

Pince : notre corps n’est pas plat, mais en relief, on doit donc former les tissus pour qu’ils s’adaptent à notre morphologie. Les pinces sont donc essentielles. En général, il s’agit de pinces poitrine, taille ou bassin.

Et pour copier un patron ?

On a souvent des grandes planches remplies de patrons de couture dans tous les sens. Il faut donc copier le patron qui nous intéresse avant de nous lancer dans la confection. C’est là qu’on s’aperçoit que le passage sous la machine n’est qu’un tout petit temps comparé à toute la préparation en amont. Oui, la meilleure amie de la couturière est la patience.

Papier de soie : c’est ce papier tout fin qui se coupe ou vous coupe à chaque mouvement. Il est très pratique pour recopier un patron, par contre, je trouve que le patron devient alors éphémère. C’est très fragile et plus vous l’épinglez, plus il s’abîme. Or, le principe d’un patron, c’est qu’il dure dans le temps !

Papier Kraft : je copie tous mes patrons avec du papier kraft blanc. Il n’est pas si opaque, il permet donc de copier le patron avec facilité et il est résistant. Mais c’est un parti pris, chacune a ses petites habitudes. Moi, tous mes patrons sont en kraft blanc et j’en suis très contente.

Roulette : pour copier un patron, la roulette peut être votre alliée. Il suffit d’acheter du papier carbone et de tracer à l’aide de la roulette tout autour du patron. C’est une chouette manière de faire aussi !

Couper son patron

Le tout n’est pas seulement de copier son patron, une fois que vous avez fait cette tâche qui n’est pas des plus intéressantes, il faut couper le tissu. C’est excitant et un peu stressant, car la coupe est une étape importante pour la suite des opérations.

Droit fil : en général, sur nos patrons, il y a une flèche ou un grand trait. Celui-ci indique le droit-fil, ce trait doit être aligné avec la lisière de votre tissu. C’est comme cela que vous savez si vous coupez dans le droit-fil.

Biais : il est totalement possible de créer un biais avec votre tissu. C’est une diagonale dans votre tissu. Vous pliez votre tissu de façon à avoir deux côtés et vous obtenez une diagonale, celle-ci est votre biais !

Alors maintenant, on sort sa craie tailleur, ses coupons de tissu, ses aiguilles, son fil à coudre, et vous pouvez confectionner ce dont vous avez envie ! Le mieux quand on est en train d’apprendre à coudre, c’est quand on voit nos réalisations prendre forme. À vos machines, à vos ciseaux, c’est parti !

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