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L’arrivée au Guatemala

Guatemala

C’est après avoir quitté le Mexique que nous sommes arrivés au Guatemala. Comme toujours, on sait ce qu’on laisse, sans savoir ce qu’on va trouver. Et si vous avez lu les autres textes, vous saurez que le Mexique a vraiment été un coup de cœur. Alors, je dois vous avouer que j’avais un peu peur de la suite.

Ah, moi et mes peurs constantes, que voulez-vous, il faut vivre avec, et parfois la peur s’efface aussi vite qu’elle est apparue.

Nouveau tampon sur le passeport.

Je suis partie avec un passeport tout neuf, il était vierge. Un tampon mexicain, un mois et demi après, un tampon du Guatemala, avec un douanier qui m’a souhaité la bienvenue dans son pays. L’arrivée commence bien.

Après 2 heures d’avion, une heure de décalage horaire, et 1 heure de bus, nous voilà fraîchement (plus ou moins) arrivés à Antigua Guatemala. Cette ancienne capitale du Guatemala me rappelle San Cristobal. Une étendue de maisons multicolores nous attend. Les gens sont accueillants et souriants. Hum, je le sens bien ce pays…

Le Airbnb de rêve

Nous venons de signer un contrat de rédaction avec la France. Nous savons donc que nous aurons pas mal à travailler. On décide de prendre un Airbnb pour nous. Un petit luxe pour mieux pouvoir se concentrer. Situé en dehors de la ville dans un petit village voisin, on ne savait pas que nous avions loué un havre de paix. Une maison avec une chambre, un grand salon-salle-à-manger-cuisine, une mezzanine, un jardin et cerise sur le gâteau : une terrasse sur le toit avec vue sur un volcan.

J’ai tout de suite rassuré ma maman en lui disant que le volcan était éteint, ce n’était qu’un volcan d’eau, pas de panique. De l’autre côté de la ville par contre, il y a un volcan de feu. Il grogne et crache régulièrement la nuit, ce n’est pas très rassurant, mais les habitants n’ont pas l’air de paniquer.

Une ville agréable

La ville est agréable, on peut s’y balader longuement. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait. Elle est malheureusement assez polluée par les chicken bus. C’est aux chauffeurs de bus de gérer la pollution qu’ils produisent, je n’ai pas l’impression qu’ils soient préoccupés par cette cause. Tout le monde semble l’être, sauf eux.

Il y a des marchés dans lesquels on peut manger les produits locaux, des marchés de créateurs avec des fontaines qui trônent au milieu… Toutes les rues sont pavées, et les bâtiments cachent tous de belles terrasses intérieures, aussi surprenantes que fascinantes. Les gens y sont gentils. C’est agréable de s’y promener. Et les maisons sont toutes belles, souvent gâchées d’ailleurs par de grandes enseignes américaines qui s’y sont installées sans pour autant dénaturer ces bâtiments. Je n’ai pas de photo, mais je n’ai jamais vu un Mac Do aussi beau même si ça me fait mal de l’avouer !

Colibris

Chaque matin dans notre jolie maison, nous avons la chance d’avoir la visite de colibris, ces oiseaux sont extraordinaires. C’est fou d’être aussi stupéfait face à la nature. Ici, la nature est très riche, on est entouré de plants de maïs. Les colibris viennent picorer chaque fleur du joli jardin. C’est notre pause de travail, il y en avait toujours un de nous deux pour dire : « Tiens regarde ! » et la minute de silence commençait, parce que si le colibri entendait du bruit, il partait. Alors, on le respectait, on l’admirait et puis on reprenait notre travail.

Uber

Comme nous étions loin du centre ville, notre hôte nous avait conseillé de prendre Uber pour aller en ville. Pas trop le choix, de toute façon, il n’y avait pas de taxi dans le village où nous étions. Nous avons presque pris Uber deux fois par jour pendant une semaine.

Le dernier jour, la conductrice nous demande si on avait souvent pris Uber, on lui répond que oui. Elle était donc surprise qu’aucun de nous deux ne soit monté devant. Nous lui avons demandé pourquoi, quand elle nous a expliqué que la veille un taxi avait failli tuer un uber, mais qu’il l’avait loupé avec son arme. Bien, ensuite ? Elle nous a expliqué que les taxis étaient des anciens trafiquants et qu’il arrivait souvent qu’ils soient retrouvés et tués dans leur taxi. Le problème, c’est que les gens qu’ils transportent sont tués aussi pour qu’il n’y ait pas de témoin. Je dois vous avouer que je commençais à paniquer quand on lui dit de nous déposer au bout de notre impasse. Elle nous répond un : « Ça va pas, elle est super dangereuse cette impasse » et s’y est donc engouffrée pour nous déposer devant notre porte.

Elle était adorable, mais je suis heureuse de l’avoir rencontrée le dernier jour, parce que tous les jours, nous prenions cette impasse, nous prenions des taxis, et nous nous asseyions derrière dans un Uber, et il ne nous est rien arrivé. On se dit souvent qu’on a une bonne étoile, elle devait être avec nous cette semaine-là. Je l’aime bien cette étoile, si elle pouvait me suivre, ça m’arrangerait !

Cet article a 1 commentaire

  1. Merci Margot… Je rêve… Bisous

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